Et si nous habitions le monde autrement ?

Depuis des années, des centaines de lieux développent des solutions efficaces pour habiter joyeusement cette planète tout en préservant les écosystèmes. En ville ou à la campagne, tous ont en commun de remettre le collectif, l’autonomie, la sobriété et la solidarité territoriale au coeur de nos vies.

À l’heure où la crise du coronavirus nous fait nous rendre compte qu’une autre trajectoire est possible, et qu’elle est désirable, ces oasis montrent que l’on peut bien vivre autrement.

Et si c’était pour vous ?

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    “Nous avons tous connu la longue solitude et nous avons appris que la seule solution est l’amour et que l’amour vient de la communauté”. Dorothy Day, From Union Square to Rome

    Nous avons encore le choix.

    En octobre 2019, la philosophe Catherine Larrère osait le dire : “Nous avons encore le choix”. Un an et demi plus tard, le coronavirus nous prouvait qu’elle avait raison.

    Cette pandémie n’a pas, comme on a pu le dire, rendu les hommes “impuissants face à un virus”. Cette pandémie a, bien au contraire, redonné aux hommes leur puissance d’imagination : en flinguant, en quelques semaines, le “business as usual”, ce virus a prouvé que le monde pouvait tourner autrement. Et que ça ne dépendait que de nous.

    Tout à coup, ce système auquel on pensait qu’il n’y avait pas d’alternative, sinon celle de l’effondrement, s’est arrêté du fait de notre volonté. La croissance économique, les flux internationaux, le développement des technologies, la connaissance du monde - notre inexorable quotidien en somme, nous y avons mis fin.

    Tout à coup, on s’est rendu compte que ce monde-là n’était pas inévitable. Qu’on pouvait peut-être, si ce n’est inverser, du moins faire dévier son cours...

    Les oasis, une boussole pour imaginer la suite

    Il existe aujourd’hui en France de plus en plus d’écolieux qu’on appelle, entre autres, les oasis. Ils ont déjà commencé à inverser le cours du monde, à leur échelle. Pour habiter autrement, ces collectifs cultivent l’autonomie et le soin du vivant. Ils vivent dans la nature, avec de l’espace, de la fraternité et du labeur au grand air. Ils amènent du travail et de la fête dans nos territoires dépeuplés. Et surtout, ils vivent comme ils souhaitent vivre, en cohérence avec leurs valeurs et leurs besoins.

    Le temps de ces oasis est peut-être arrivé. Amenés aux confins de nous-mêmes au fil de ces semaines, on se demande si l’on veut continuer à vivre comme avant. Parce qu’on en a peut-être marre de courir après le temps, l’argent et le calme ; parce qu’on en a peut-être assez d’être conscient que le monde disparaît sans savoir comment le préserver.

    Qu’il s’agisse de continuer à se poser des questions ou de quitter son appartement pour changer radicalement de quotidien, les oasis sont une piste à suivre. Ces lieux sont autant d’étoiles qui pourront guider chacun et chacune d’entre nous dans l’imagination et la réalisation de ce tant attendu “monde d’après”.

Découvrez les oasis

Tout au long de l’été, nous vous enverrons des portraits d’oasis, des reportages, des recommandations de lieux à découvrir mais aussi des invitations à des événements, portes ouvertes, formations et rencontres autour du sujet. Prenez le temps de découvrir ce mode de vie, vous pourriez bien avoir envie d’y goûter vous aussi !

À quoi ressemble la vie dans un écolieu ?

Vivre en oasis c’est...

Vivre avec plus d’espace

Photo Ferme Légère

La Ferme Légère, Clément Osé, Béarn

“Quand il voulait respirer un air plus distant et plus sauvage, son chez eux faisait 110 000 m2, 11 hectares, c’est à dire une quinzaine de terrain de foot ou 10 000 chambres de bonnes. Il n’avait jamais eu autant d’espace. Il s’enfonçait dans ses bottes et marchait jusque derrière les serres, dépassait les ruches de l’orée du bois et descendait dans l’arène des feuillus de la clairière. Il n’y avait pas une habitation visible, pas la moindre de trace d’homme.”

Produire sa propre nourriture

Photo Produire sa propre nourriture

La Ferme de Chenèvre, Manon, Jura

“Nous souhaitions aussi faire de la ferme un lieu d’activités professionnelles diverses. Si l’on veut être autonome et résilient, l’habitat ne suffit pas… J’ai donc lancé mon activité de maraîchage bio en traction animale pendant que Virginie installait son atelier de céramique. Ma première récolte a pris le chemin des Biocoop de la région, et les créations de Virginie ont été vendues dans la France entière.”

Vivre avec moins d’argent et plus de temps

Photo Vivre avec moins d’argent et plus de temps

Domaine des Possibles, Alain, Puy de Dôme

“La solidarité était une notion clef pour chacun d’entre nous. Nous l’avons donc déclinée sur plusieurs plans. Dans le financement d’abord : chaque foyer devait faire un apport de 130 000€. Pour permettre à tous d’intégrer le projet, la SCI a contracté un emprunt pour ceux qui n’avaient pas accès aux banques. Ces derniers se sont engagés à rembourser au fil du temps à la SCI directement. Quant aux logements, ils ont été distribués en fonction des besoins de chacun, et non des moyens : plus le foyer est nombreux, plus l’appartement est grand, avec la règle d’une chambre par enfant.”

Diviser par 10 sa consommation d’énergie

Photo Diviser par 10 sa consommation d’énergie

L’écohameau du Ruisseau, Patrick, Loire-Atlantique

“Depuis les 14 et 15 juin 1997, on est complètement autonomes en électricité. Alors ce qui est intéressant, c’est de savoir qu’on a tout le confort : de la lumière, l’aspirateur, internet, la télévision, une machine-à-laver et tout l’électroménager…”

Vivre ensemble au quotidien

Vivre ensemble au quotidien

Le Moulinage de Chirols, Guy, Ardèche

“Il y a une générosité et une joie ici, qui invitent à s’engager totalement – et donnent le sentiment d’être à sa place. Vivre, avancer et apprendre ensemble sont plus important que l’objectif. Je sais pas encore combien de temps je resterai, mais je sais que j’aurai beaucoup grandi.”

Redonner vie au patrimoine

Redonner vie au patrimoine

Moulin Bleu, Flore, Loir-et-Cher

“Avec la mise en place du confinement, le groupe de 15 porteurs de projet se sont installés sur place d’un coup. Une occasion en or d'accélérer l'installation. Découverte, nettoyage, réhabilitation, premiers aménagements... la prise en main du lieu nous laisse déjà entrevoir les potentielles futures activités pour ce Moulin.”

Découvrez les oasis

Tout au long de l’été, nous vous enverrons des portraits d’oasis, des reportages, des recommandations de lieux à découvrir mais aussi des invitations à des événements, portes ouvertes, formations et rencontres autour du sujet. Prenez le temps de découvrir ce mode de vie, vous pourriez bien avoir envie d’y goûter vous aussi !